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Celtes et Germains...les mêmes barbares?

Publié le par J. Demotz

Celtes et Germains...les mêmes barbares?

Quand les Grecs et les Romains parlent des peuplades les entourant, ils emploient à de nombreuses reprises le nom de "barbares". Ce nom a été repris dans notre imaginaire moderne et désigne un homme (ou une femme) sauvage vêtu de quelques peaux de bêtes et/ou de cuir moulant. Comme on peut l'imaginer, c'est loin du sens premier de ce nom qui désigne tout simplement des étrangers: pour un Grec, un Perse (sur l'actuel territoire de l'Iran), un Scythe (peuple du Nord de la Caspienne), un Thrace (un des peuples des Balkans au nord de la Grèce), un Germain ou un Gaulois seront tous des barbares sans grande distinction.

Bien que les Grecs aient été conscients des différences entre les peuples étrangers, ils ne se sont guère intéressés à les approfondir et il faut attendre l’expansion romaine pour que des auteurs anciens s'intéressent aux peuples au Nord des Alpes: les Celtes et les Germains. Ces deux peuples ont eu des destins qui se sont souvent croisés, voire mêlés, et dont les différences ne sont parfois pas très claires. Avec l'aide de deux auteurs romains, Jules César (-100, -44) et sa Guerre des Gaules ainsi que Tacite (58-120) et La Germanie, nous allons expliquer les différences entre les deux peuples avec un focus final sur les guerriers et la manière de combattre des deux peuples.

Tout d'abord, une petite précision sur ces auteurs est nécessaire. Il ne faut jamais perdre à l'esprit que ce sont des Romains parlant de peuples étrangers et donc avec des biais et des déformations possibles: César écrit avant tout un ouvrage de propagande politique pour justifier les coûts des guerre qu'il a mené durant sept ans en Gaule, et Tacite écrit sur un peuple très peu connu et ayant combattu Rome à de nombreuses reprises, tout en colorant son ouvrage d'une teinte très morale. Pour lui, il s'agit de montrer certaines vertus propres aux Germains pour dénoncer les vices de la société romaine. Il convient aussi de préciser qu'entre César et Tacite 200 ans ont passés et que les choses ont pu changer des deux côtés du Rhin: la situation que décrit Tacite n'est pas celle que César a pu vivre.

Première chose à définir, le contexte géographique. Germains et Gaulois ne vivent pas dans mêmes territoires. La Germanie, suivant Tacite est définie à l'Ouest par le Rhin depuis la Mer du Nord jusqu'à la Forêt Noire. La frontière Sud commence au Mont Abnoba, mont de ladite forêt et suit le Danube jusqu'aux Carpates. Celles-ci forment, avec la Vistule (fleuve) la frontière Est. Il faut noter que le Danemark et la Suède sont compris dans la Germanie, la Suède étant perçue comme une grande île et la Norvège est inconnue, mais sans doute aussi peuplée de peules pas très éloignés des Germains septentrionaux (du Nord).

Ensuite, il faut savoir que les Germains sont loin de former une seule nation unie, ce en quoi ils sont très semblables aux Celtes: les guerres entre peuples sont foison. Tacite dit d'ailleurs un propos très intéressant à ce sujet. Il affirme que pour les tribus un grand honneur est d'avoir le plus de terre vide autour de son territoire: preuve de sa puissance capacité à repousser ailleurs les peuples voisins.

Comme les Celtes, les Germains sont aussi adeptes des grandes migrations, la plus célèbre et dévastatrice ayant été celles des Cimbres (actuel Danemark) et Teutons (Nord de l'Allemagne), qui sera traitée dans un article prochain. On retrouve donc certains peuples germains vivant hors de Germanie. Ce mélange est particulièrement fort sur l'actuelle Belgique avec les Nerviens ou les Trévires, en Germanie, qui se targuent d'avoir des origines germaniques.

De même, certains peuples celtes sont originaires de la Germanie, dont un nous touche particulièrement. En effet, selon Tacite toujours, les Helvètes sont issus de Bavière et se sont déplacés à la suite de migrations et de conflits avec leurs voisins. On peut donc observer que les frontières sont parfois difficile à établir avec précision et que les classifications sont ardues.

Parlons maintenant des guerriers germains de César, puis de la description de Tacite.

César, dans ses combats contre les différentes tribus gauloises, parle à plusieurs reprises de cavaliers germains s'opposant aux cavaliers gaulois. En effet, les Gaulois possédaient une très forte cavalerie, et de bons chevaux. Les Germains aussi étaient friands de chevaux, mais les leurs étaient de qualité médiocre, c'est pourquoi César leur en fourni. Cette cavalerie lui a permis de gagner de nombreuses batailles en ajoutant à la force brute des légions une flexibilité et une vitesse importante.

Lire Tacite contredit quelque peu César, car il décrit les guerriers germains comme étant avant tout des fantassins mais il ne faut oublier que les temps ont changés. Cependant, ils possèdent une infanterie légère remarquable, et les deux groupes combattent souvent mélangés. Il offre aussi une description de l'armement remarquablement précise. Tacite écrit que les Germains sont rares à utiliser la grande lance et le glaive, armes gauloises par excellence, se contenant de framées, courtes piques avec un fer réduit et de boucliers, qu'ils rehaussent de couleurs. Il précise aussi que les armures sont rares, tout au plus quelques casques de cuir ou de fer.

Un dernier point mérite d'être relevé: l'usage de nombreux traits est souligné: faire pleuvoir les javelots semble avoir été une tactique couramment employée, ainsi que la guérilla, peu utilisée par les Gaulois.

Nous avons donc deux peuples certes voisins et dont les ressemblances sont proches, mais aussi très différents sur certains points, mais il serait trop long de tous les énumérer. Toutefois, il ne faut pas oublier un dernier point: aussi loin que l'Histoire nous est connue, des peuples germains et celtes se sont fait la guerre. Une preuve de plus que tous ces barbares avaient chacun une culture propre et ne se sentaient en aucun cas unis face aux "civilisés" comme peuvent parfois le laisser penser les représentations hollywoodienne de l'Antiquité.

Sources:

TACITE, La Germanie, Arléa, Paris, 2011

JULES CESAR, La guerre des Gaules, Flammarion, Paris, 1964

Images :

Restitution de la bataille de Teutobourg. Arte.tv

Restitution de guerriers germains par G.A. Embleto.

Reste d'une framée. Delacampe.net

Celtes et Germains...les mêmes barbares?
Celtes et Germains...les mêmes barbares?
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La Saga des Helvètes, partie 2

Publié le par J. Demotz

Saga des Helvètes, partie 2

Aventicum, 43 apr. J.-C., seconde année de règne de l’empereur Claude.

"-Aaaah, ça fait du bien par ou ça passe. Comme quoi ces Romains n'ont pas amené que du mauvais. Merci mon garçon. Bon, où en étions-nous?

-L'arrivée des nouveaux hommes, avec des nouvelles armes.

-Oui! Alors... comment dire ça de manière simple?

Après l'arrivée de ces hommes, il y a, encore une fois, des grands changements. Tu te souviens ce que je t'ai raconté sur les armes et armures en bronze? Hé bien, tout ceci a disparu. Pas tout d'un coup, évidement, mais ça a été remplacé. Car à cette époque, est apparu, venant de l'est, un nouveau métal: le fer!

Oui, pour nous, c'est normal d'avoir un couteau, ou des clous en fer, mais à l'époque c'était ce qui se faisait de plus moderne. C'était une belle époque et je vais t'en raconter quelques anecdotes dont la mémoire m'a été transmise.

La première chose dont je dois te parler concerne un lieu situé assez loin de chez nous, mais aussi dans les Alpes, vers l'Est, dans la province de Rhétie (Autriche). Comme chez nous, les Rhètes avaient des montagnes et en exploitaient une des plus grandes richesses qui les a rendus très célèbres: l'or blanc, le sel. Oui, car, comme tu le sais, sans sel, impossible de conserver les aliments. Imagines toi que c'était tellement précieux, qu'il était utilisé comme monnaie. Les pièces de bronze ou d'argent, sont arrivées plus tard. Mais je m'égare. Ce lieu, situé près d'un lac, était connu pour sa mine (Halstatt). On exportait son sel jusque vers la mer, au Nord, chez les Germains.

Cette époque, c'était aussi l'époque des princes. Des riches aristocrates qui vivaient dans des résidences très impressionnantes. Tu te souviens l'autre jour, nous sommes allés nous promener le long de la Sarine, et là, je t'ai montré une grande levée de terre qui protégeait un éperon rocheux. Et bien là vivait un de ces princes. (Châtillon-sur-Glâne). Quand j'étais un peu plus jeune, j'ai été m'amuser à aller chercher des restes d'amphores qu'ils faisaient venir de Massilia (Marseille) ou de Grèce, avec des coupes très jolies ! Mais malheureusement, elles étaient toutes cassées.

Puisque je te parle de ces princes, je ne peux m'empêcher de te parler de ce que m'a conté un étranger venant de Lugdunum. (Lyon) Celui-ci m'a raconté comment deux pilleurs ont été exécutés pour avoir tenter de voler le matériel de la tombe de la princesse de Vix. Celle-ci, une princesse de cette époque, était sans doute très puissante et riche. Nous n'avons pas retenu son nom, mais nous avons le souvenir de sa tombe et son tumulus est encore visible. Il est dit qu'elle s'est fait enterrer avec un énorme cratère de bronze pouvant contenir, tiens-toi bien, plus de 1000 litres ! Soit 40 amphores ! Énorme n'est-ce pas ?

En plus de ce cratère, il est dit qu'elle s'est faite enterrer avec son char. Tu n'as pas connu cette époque, mais moi je me souviens des derniers chars de guerre. Déjà à cette époque, les aristocrates aimaient combattre dans ceux-ci, en tout cas parader. Et à cette époque, cela fait quand même 800 ans, ils utilisaient des chars à 4 roues. En tout cas, la légende parle d'un char de ce genre dans la tombe de la princesse.

Et pour finir, il faut que je te parle de leurs armes, car j'ai été un guerrier, même si tu te moque de moi, garnement ! Le plus simple est que tu retiennes deux choses : leurs chars, comme je te l'ai dit avant, et leurs épées. Comme pour nous, enfin, nos pères, l'arme la plus prestigieuse était l'épée, en fer, bien évidement. Mais elle était différente : plus courte et plus pointue, avec des fourreaux très décorés. Ils aimaient aussi beaucoup, comme nos pères, les chevaux qui étaient très prestigieux.

Et pourquoi est-ce que je te raconte tout ceci ? Car c'est ce qu'on devrait appeler le Premier Age du Fer, la première époque celte. Oui, ces gens dont je te parle, qui ont vécus entre 900 et 400 ans avant nous, étaient des Celtes. Non, pas encore des Helvètes, mais il y en avait en Helvétie, ils vivaient ici et nous devons honorer leur mémoire.

-Mais quand est-ce que tu vas enfin me parler des Helvètes alors... C'est bien, tous ces ancêtres, mais bon, je veux pouvoir parler de nos pères, pas de gens oubliés...

-Patience. Pour ta peine, tu vas aller me chercher de quoi manger. Et pour toi aussi, c'est l'heure de ma collation de l'après-midi.

-Pfff.... »

Bibliographie :

KAENEL G., L'an -58, les Hélvètes, Archéologie d'un peuple celte., Grandes dates, Lausanne, 2012

MATHIEU F., Le guerrier gaulois : Du Hallstatt à la conquête romaine, Errance, 2007

RAMSEYER D., L'habitat protohistorique de Châtillon-sur-Glâne, in : Archéologie Suisse 5, Zurich, 1982

SAUTER M.-R, Suisse préhistorique des origines aux Helvètes, éd. fr., Neuchâtel, 1977

Images :

Carte de l'étendue de la répartition de la culture de Hallstatt

La Tombe de Vix

Guerrier de Hallstatt

Mine de sel de Hallstatt

La Saga des Helvètes, partie 2
La Saga des Helvètes, partie 2
La Saga des Helvètes, partie 2
La Saga des Helvètes, partie 2

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Le Banquet

Publié le par J. Demotz

Le Banquet

Que font les Helvètes de Viviskes lorsqu'ils ne se battent pas? Ils s’entraînent. Et quand ils ne s’entraînent pas? Ils participent à des banquets. En effet, ceux-ci forment une part importante de la vie publique et politique de l'aristocratie guerrière à l'époque de La Tène. C’est une occasion de rencontrer les autres chefs, de négocier des accords, de prouver sa valeur ou simplement de réaffirmer son rang. Vu l’importance du phénomène, notre troupe se devait absolument d’essayer de reconstituer un banquet le plus fidèle possible aux sources ! Pour l’occasion, nous avions choisi comme écrin le village lacustre de Gletterens.

Car, même si ce lieu a pour vocation de reconstituer un village du néolithique, ses toits de chaume, ses murs en clayonnage et ses maisons longues sont encore présents lors de la période que nous reconstituons.

Notre banquet a commencé par un rituel attesté par de nombreuses sources, non seulement en France mais aussi en Romandie, sur le site du Mormont entre autres: un sacrifice d'amphore par décollation. En effet, en suivant les traces retrouvées par l'archéologie, il est possible d'affirmer sans crainte que ce rituel se pratiquait dans le cadre de banquets. Grâce notamment au sanctuaire de Corent, dans lequel des dizaines, voire des centaines, d'amphores ont été retrouvées, nous sommes en mesure d'imaginer le déroulement de celui-ci.

Nombre d’amphores décollées ont été retrouvées autour d'une fosse, et les textes des auteurs gréco-latins nous apprennent que les sacrifices aux divinités chthoniennes (du monde souterrain) se faisaient souvent ainsi. De plus, ces sources affirment également que le feu est un élément indispensable des rituels religieux celtes. Nous avons donc rempli notre amphore de vin et l'avons disposée le col au-dessus d’une fosse dans laquelle avait été allumé un feu. Après un discours du membre chargé de représenter le druide ainsi que du chef de tribu, celle-ci a été décollée d'un coup d'épée. Il est important de noter que la cassure du col ressemble très fortement à l'amphore décollée retrouvée au Mormont (voire photo).

Après cette cérémonie, la Teuta a pu passer à un autre rituel : les discours d'avant festin par les chefs de tribus, à l'échange de cadeaux et, surtout, à la cuisson de la viande. En effet, banquet oblige, le menu était des plus copieux : sanglier mariné au grill, poisson grillé, potée à l'orge, fruits frais et secs et, bien évidement, grand nombre de viandes froides et de poisson fumé à se partager. Et pour arroser tout cela ? De la cervoise, du cidre et du vin, dont on sait avec certitude que les Gaulois étaient de grands amateurs. Il est important de préciser que chaque ingrédient de ce menu, viandes ou épices, a été sélectionné en fonction de la connaissance de leur utilisation à l'époque. Nous pouvons donc affirmer que ce menu est tout à fait compatible avec l'époque.

Il faut cependant ajouter une précision sur le sanglier. En effet, de par les bandes dessinées et l'imagination populaire, celui-ci est souvent représenté comme étant la nourriture principale des Gaulois alors qu’en réalité, il était très peu consommé et uniquement dans des occasions spéciales, comme un banquet par exemple. De plus, le cochon élevé durant la Tène dans nos régions devait plus se rapprocher du sanglier moderne que de notre cochon moderne, bien plus massif.

Quant à nos grills, ceux-ci ont été forgé par un de nos membres, forgeron de son métier, en suivant les modèles retrouvés lors de fouilles. Cela a permis une cuisson de viande ressemblant fortement à ce qui a pu exister, avec les différents problèmes que cela peut impliquer pour cuisiner. Mais le défi a été relevé et tout le monde a pu se régaler.

Durant ce banquet, nous avons eu droit à de nombreuses animations : un duel de champion pour savoir à qui reviendrait le premier morceau de viande, la part la plus noble (une pratique retrouvée à de nombreuses reprises dans les textes et qui se poursuit jusque dans les légendes arthuriennes), des chansons à la gloire de nos chefs et des plus vaillants guerriers, une manière pour les bardes de payer leur repas, un renouvellement d'alliance entre deux chefs, des défis de toutes sortes entre guerriers, le tout sous un grand soleil qui a permis de prolonger le banquet jusqu'en fin d'après midi, quand les tables ont commencés à se vider.

Au final ce fut une expérience très enrichissante qui nous a permis d'explorer un aspect connu mais peu exploité de la vie d'un guerrier : que fait-il quand il ne se bat pas ? Nous avons aussi pu travailler sur un menu de banquet, bien différent de la nourriture commune et exhiber avec fierté nos plus plus costumes et plus beaux gobelets de table. A la fin de cet événement, il ne nous restait qu'une seule question : à quand le prochain ?

Remerciements :

Pierre-Alain Capt , pour l'amphore ainsi que son apport précieux à notre vaisselier.

Le village lacustre de Gletterens, pour son accueil.

Simon Luprano, pour son travail de forgeron.

Manuel Rickli, pour les photos.

Sargotarvos, Aventos, Catuvolcus, Eporedia, Suarios, Avela Aedrini, Dugilomios, Coslo, Artotragos, Maro Martalos, Iarosaidu, Vellocatos, Lucosouna, Maryka et Carlina pour leur enthousiasme et leur participation.

Bibliographie :

Coll., GOUDINEAU C., dir., Religion et société en Gaule, Errance, Paris, 2006

BUCHENSCHUTZ, O., Les Celtes, Armand Colin, Paris, 2007

GUYONVARC'H C.-J., Magie, médecine et divination chez les Celtes, Paris, 1997

LUGINBÜHL T., « Dionysos et le banquet gaulois », in : Chronozones I, 1994, pp. 15-27

LUGINBÜHL T., Cuchulainn, Mythes guerriers et sociétés celtiques, Infolio, Gollion, 2006

POUX, M., L'âge du vin : rites de boisson, festins et libations en Gaule indépendante, Éditions Monique Mergoil, Montagnac, 2004

POUX M., « Espaces votifs-espaces festifs. Banquets et rites de libations en contexte de sanctuaires et d'enclos », in : Revue d'archéologie de Picardie, num. 1-2, 2000. Les enclos celtiques, Actes de la table ronde de Ribemont-sur-Ancre (Somme), pp. 217-231

Photos:

Pour le banquet: Manuel Rickli

Pour l'exposition "Les Helvètes au Mormont", Joël Demotz

Le Banquet
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La Saga des Hélvètes, partie 1

Publié le par J. Demotz

La saga des Helvètes. Partie 1.

Aventicum, 43 apr. J.-C., seconde année de règne de l’empereur Claude.

"-Grand-père, grand père, Marcus il m'a encore dit que les Helvètes étaient des rustres des montagnes et que c'est seulement Rome qui nous a rendu civilisés!

-Mais non, mais non. Tu lui as pas raconté notre histoire? L'histoire helvète?

-Mais je sais pas bien la raconter comme toi grand-père. Je m'en souviens jamais!

-Bon, je vais te la raconter encore une fois... Mais tu me promets que cette fois que tu t'en souviendras! Alors assieds toi et écoute bien mes mots, jeune homme!

-Tout a commencé avec un très long hiver, un hiver qui dura des milliers d'année. Imagine-toi: il y eu jusqu'à mille mètres de glace au-dessus de nos têtes, rien ne pouvait vivre ici et rien ne laissait penser que nos cités prendraient vie sur ce plateau. Mais, comme à notre époque, l'hiver a fini par s'arrêter. Et quand les glaces se sont retirées, des hommes sont apparus! Non pas encore des Celtes, mais ils ont été les premiers à coloniser notre Helvétie. Des chasseurs, des cueilleurs, nomades et s'abritant dans des abris sous des falaises. Et tiens toi bien, il y a 10'000 ans, ils possédaient déjà l'arc et les flèches! Pas encore avec des pointes en bon fer comme les nôtres, mais en silex, une roche dure et tranchante. Et c'était très efficace! Ils vécurent comme ça longtemps, commençant déjà à faire de la poterie, comme notre voisin Publius, il y a 6000 ans! Bon, pas exactement la même, comme mon gobelet en sigillée, et ils n'avaient pas sa roue et devaient monter leurs formes à la main, mais ils savaient déjà la faire!

Et puis vint un âge de changement. Oui, celui de la pierre nouvelle (Néolithique). Du Sud-Est sont venues de nouvelles techniques, comment survivre sans avoir à se déplacer tout le temps. Les hommes ont appris à faire de nouvelles haches, toujours en pierre, mais plus résistantes. Car, comme tu le sais, le silex est très tranchant, mais fragile. Il fallait donc d'autres pierres, qu'ils ont polies pour faire de nouveaux outils. Et avec ceux-ci, ils ont coupés les arbres, et sur ces nouveaux espaces, ils ont commencé à faire pousser le blé, les premiers champs! Tout ceci date d'il y a longtemps... environ 5’000 ans.

Ces hommes vivaient dans des villages. Pas encore des villes comme notre Aventicum, ou comme Noviodunum (Nyon), mais c'était ce qui se faisait de mieux. Tu vois, ils construisaient leurs maisons en groupe. Chaque famille avait la sienne, toutes égales ou presque, dans des grands villages au bord des lacs. Ils avaient l'habitude de les construire sur des pilotis, pour éviter les crues. Nous avons longtemps cru que c'était des villages construits sur le lac, comme des ponts, mais nous nous trompions. Ils utilisaient même le dessous des cabanes comme espace de travail. Ils faisaient, comme nous, des greniers pour conserver le blé et passer les hivers sans souffrir de la faim. Et ils avaient de nombreux animaux domestiques: le porc, le bœuf, le chien. Tu vois, les choses ne changent pas si vite.

Mais avec ces réserves, viennent les jalousies! Pour se protéger des animaux, et pour éviter que les leurs ne s'échappent, ils construisaient des barrières autour de leurs villages. Et aussi pour se protéger des pillards. Car crois-moi, une hache ou une flèche en pierre fait tout aussi mal que le fer! Les rapines étaient déjà de mise, car c'est plus facile de voler son voisin que de faire son pain. Et j'en sais quelque chose!

Puis, il y a eu une découverte exceptionnelle, pas seulement ici, mais dans tout le monde! On a découvert le métal! Tu vois le bronze, comme celui de ma fibule? Hé bien, c'est avec un de ses composants, le cuivre, que tout a commencé (Chalcolithique). On en a fait d'abord des ustensiles de prestige, pour les nobles, avec des poignards et plus tard, des haches. Mais c'est il y a 2’000 ans que tout a vraiment commencé à changer (Age du Bronze). Car les outils en pierres fonctionnaient et il a fallu du temps pour changer les manières de penser. C'est comme si maintenant nous découvrions soudain des bouliers faisant les calculs tout seuls. Impossible non?

Et ça a changé le monde! Car pendant que certains hommes étaient occupés à extraire le métal et à en faire des outils, il fallait que d'autres produisent plus de nourriture. Et ils n'avaient pas le temps d'honorer les Dieux. Des prêtres ont donc été choisis pour le faire. Avec, évidement, des guerriers pour protéger les villages. Du coup, c'étaient eux qui avaient le pouvoir, car la guerre était déjà présente. Pas à notre échelle, mais les nobles se battaient souvent pour le butin. Durant cette époque, que j'ai entendu un Grec de passage appeler l'âge du bronze, "l'âge des héros", les armes ont commencé à apparaître, des haches de guerre, des lances et des épées, mais aussi des tumuli, que l'on peut encore parfois voir aujourd’hui.

Et il y a 1000 ans... nos ancêtres sont arrivés! Nous, les Celtes. Enfin, on pense que c'est eux... Mais pas seulement, une grande vague de peuples est arrivée, balayant toutes les terres, pas seulement ici, mais aussi en Italie et en Ibérie (Espagne et Portugal), ils se sont installés et ont imposé un nouvel ordre. (Peuples indo-européens) Les épées de bronze des habitants n'étaient pas à la hauteur de leurs armes...

"-Et les Helvètes dans tout ça grand-père?

-Je vais y arriver. Car pour comprendre l'histoire, il faut commencer par le début. Là, je t'ai mené au début de notre histoire, notre histoire celte. Évidement un peu raccourcie, car les traditions se perdent. Mais va me chercher un verre de vin et je te raconterai la suite!

-Oui grand-père!"

Bibliographie:

BRIARD J., L'Age du Bronze en Europe, Paris, 1985

KAENEL G., L'an -58, les Hélvètes, Archéologie d'un peuple celte., Grandes dates, Lausanne, 2012

SAUTER M.-R, Suisse préhistorique des origines aux Helvètes, éd. fr., Neuchâtel, 1977

http://latenium.ch/

Images:

-Gravure représentant des chasseurs mésolithique, Levant espagnol

-Céramique rubanée du Néolithique

-Hache en diorite polie, France

-Restitution de village lacustre, Laténium

-Dessin d'un guerrier du bronze ancien (Avec hache et poignard)

-Dessin d'un guerrier du bronze final (Avec lance, cuirasse, casque et épée)

La Saga des Hélvètes, partie 1
La Saga des Hélvètes, partie 1
La Saga des Hélvètes, partie 1
La Saga des Hélvètes, partie 1
La Saga des Hélvètes, partie 1
La Saga des Hélvètes, partie 1

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Equinoxe celtique à Saint-Georges (VD)

Publié le par Matthieu R.

Equinoxe celtique à Saint-Georges (VD)

A l'occasion de la fête de l'Equinoxe organisée par la bibliothèque de Saint-Georges, Viviskes est allé planter ses quartiers dans ce charmant village du Jura vaudois où flottait pour l'occasion une très agréable odeur de cochon à la broche.

Sous un ciel hésitant mais fort clément, les enfants n'ont eu de cesse d'envahir la lice et de montrer énergiquement que malgré leur jeune âge, ils étaient dignes des plus féroces guerriers celtes, le tout sous les encouragements de leurs parents.

Devant les yeux grands ouverts de leurs nouvelles recrues, deux guerriers de l’association se sont livrés à un combat acharné, ce qui a relancé les mêlées de plus belles.

Les plus âgés se sont tournés quant à eux vers notre stand pour découvrir ou approfondir leurs connaissances de la guerre et de l’armement chez les Celtes. La manifestation s’est terminée en beauté ; sous les harmonies endiablées du groupe Anach Cuan.

Retrouvez encore d'autres photos de l'évènement ici:

Equinoxe celtique à Saint-Georges (VD)
Equinoxe celtique à Saint-Georges (VD)
Equinoxe celtique à Saint-Georges (VD)

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Des nouvelles de la capitale des Eduens

Publié le par J. Demotz

Des nouvelles de la capitale des Eduens

Dans le monde de la reconstitution, qu'elle soit médiévale, celte ou encore des guerres napoléoniennes, il est une expression qui revient à de très nombreuses reprises, souvent assortie d'un regard méprisant, et suivit d'une réprimande plus ou moins appuyée: "C'est pas histo!"

Mais sur quoi se basent les reconstituteurs pour pouvoir valider ou critiquer un élément de costume, d’arme ou encore d’armure? L’immense majorité de nos sources provient du travail de professionnels passant de nombreuses heures dans la boue des fouilles archéologiques et des analyses et publications qu’ils en tirent. Plongez dans leur travail le temps de cet article en suivant une équipe de l’université de Lausanne sur les fouilles de l’oppidum de Bibracte, en Bourgogne.

Le site de Bibracte est fouillé depuis 1988 par les équipes des sciences de l'Antiquité de l'université de Lausanne, qui se concentrent depuis quatorze ans sur une domus, sobrement nommée PC 1, qui compte parmi les plus riches du site. Cette domus, une maison de type méditerranéen adoptée par les Eduens, proches alliés de Rome, fait partie du secteur du Parc aux Chevaux, un quartier d'habitations luxueuses hébergeant l'aristocratie locale. Ce secteur est encore fouillé à l'heure actuelle par l'école de fouilles, ce qui permet à des jeunes désirant s'initier à l'archéologie de faire leurs premières armes.

Puis, de 2002 à 2008, le chantier école de l'IASA (Institut d’Archéologie et des Sciences de l’Antiquité) a déménagé sur le Theurot de la Wivre, un affleurement rocheux du site. Les trouvailles ont été bien différentes des riches découvertes trouvées au Parc aux chevaux: seul une petite maison en matériaux légers, terre et bois, a été retrouvée. Pourtant c'est sur cette roche que l'on situe la fameuse harangue de Vercingétorix à ses troupe avant de partir en guerre contre Rome.

Depuis 2008, l'université a encore changé de site et s'est attaquée au Theurot de la Roche et celui-ci a servi de chantier-école aux étudiants débutants. Mais depuis 2012 il sert de chantier de perfectionnement uniquement, les débutants allant sur le site de Vidy, à Lausanne.

Cette part de l'oppidum devait probablement servir de secteur cultuel, de nombreux bâtiment semi-excavés ont en effet été mis à jour au sommet de l'élévation. Les travaux ont pu confirmer la présence de bâtiments repérés par Jacques Bulliot, le passionné qui a réussi à confirmer la place de l'oppidum sur le site dans les années 1870. Depuis 2008, les fouilles ont permis de documenter le bâtiment nommé PS 0, dont une élévation de mur a été restituée afin que les visiteurs puissent mieux comprendre son importance.

En plus de ce qui est interprété comme un fanum, un temple gallo-romain, plusieurs fosses ont été retrouvées, creusées directement à travers la roche mère, preuve d'une grande motivation pour installer des bâtiments sur le site. Une de ces fosses a même révélé un umbo, renforcement métallique de bouclier.

La découverte récente la plus marquante a été un puits de 17 mètres de profondeur, dont la fouille a été réalisée à l'aide d’archéologues professionnels car ce type de travail est particulièrement difficile et nécessite un haut degré de spécialisation. Cette fouille a permis de révéler un matériau très rare sur les fouilles: du bois. Celui-ci possède un taux de conservation proche de zéro sur ce site à cause de l'acidité de la terre. Cette découverte permettra de comprendre de nombreuses choses sur l’utilisation du bois sur ce site, lorsque les recherches qui ont été consacrées à ces objets seront achevées et publiées.

L'université continue encore en ce moment l'étude du site, particulièrement pour comprendre la relation entre les bâtiments du haut du site et le reste de l'oppidum. C'est pourquoi plusieurs sondages ont été ouverts et les archéologues espèrent que cette campagne 2014 permettra d'apporter de nouvelles réponses aux énigmes posées par ce site.

Pour de plus amples informations:

Le site internet des sciences de l'Antiquité de l'université de Lausanne:

http://www.unil.ch/iasa/home.html

Le site internet du site archéologique:

http://www.bibracte.fr/

Des nouvelles de la capitale des Eduens
Des nouvelles de la capitale des Eduens
Des nouvelles de la capitale des Eduens
Des nouvelles de la capitale des Eduens

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Chronique d’un entraînement plein de Celtes !

Publié le par Laurène G.

Chronique d’un entraînement plein de Celtes !

Vous êtes-vous déjà demandé à quoi s'occupaient nos braves guerriers en dehors des animations? Bien sûr, ils font des recherches sur les armes, le costume et réfléchissent à la meilleure manière de présenter une bataille. Mais l'activité qui les réunit le plus souvent, ce sont les entraînements.

Tous les mercredis soirs, nos membres se retrouvent pour deux heures, afin de se préparer au mieux pour livrer des combats les plus réalistes possible.

Durant la première heure, la condition physique est mise à rude épreuve : il s’agit d'exercer les compétences principales d'un bon guerrier. Quelques tours de terrain pour améliorer les charges contre l'ennemi, des abdominaux, pour une bonne tenue générale, des tractions et des pompes, pour fortifier le haut du corps, très sollicité par le poids des armes et des boucliers constituent l’essentiel de cette partie de l’entrainement. Les exercices se font de manière plus ou moins ludique. Par exemple, la balle-pompe convient toujours bien pour débuter un échauffement.

Avant de passer aux combats à proprement parler, les armes en mousse sont chaque fois contrôlées et souvent réparées afin d'éviter au maximum les risques de blessures. On n'est jamais trop prudent.

Ad Cladies! Arrivent enfin les combats ! Les bras grognent des centaines de pompes faites auparavant, mais l'adrénaline surpasse la fatigue. Les équipes se forment et les cris de guerre résonnent. Celtes contre Romains ou troupes mélangées, c'est sous les regards curieux des voisins, que les affrontements s'enchaînent. A chaque bataille, la stratégie est révisée afin d'être plus efficace d'une fois à l'autre: les javelines pleuvent sur les flancs et les épéistes chargent au centre. Si quelqu'un reste au sol, les combats cessent, le fair-play prime, le blessé se relève, plus motivé qu'avant, un "Ad me!" claque, les rangs se reforment et un nouvel assaut est lancé.

Quelques étirements, des massages, une petite bière et des discussions, assis dans l'herbe, voilà comment se terminent calmement les entraînements de Viviskes.

Ces entraînements sont de plus toujours ouverts au public (sur demande par courriel), aux curieux et à tous ceux qui veulent venir éprouver de plus près la sensation euphorisante de faire partie d'un groupe solidaire dans la bataille: être un guerrier d'un soir, prêt à tout pour rester le dernier debout !

Renforcement musculaire pour tout le monde!

Renforcement musculaire pour tout le monde!

Au coeur de l'action

Au coeur de l'action

Tir et esquive

Tir et esquive

La réparation et la sécurisation des armes est primordiale pour l'entraînement!

La réparation et la sécurisation des armes est primordiale pour l'entraînement!

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Paroles de reconstituteurs 3

Publié le par Pascal M.

Paroles de reconstituteurs 3

Pour ce troisième témoignage, découvrez Sawyl « Sargo tarvos » - Membre fondateur, ex-trésorier et actuel président de l’association.

"Par où commencer ? Dire que je suis « tombé dedans quand j’étais petit » prêterait à sourire et pourtant…

« Comment vous en êtes arrivé là ? Pourquoi les Celtes en particuliers ? » Voici des questions que l’on entend bien souvent. En ce qui me concerne, je crois que comme pour beaucoup d’autres, il s’agissait d’une question d’opportunité.

Peu de chose à priori pourraient m’avoir poussé sur les sentiers de l’Histoire et/ou de l’archéologie tant mon parcours professionnel s’en écarte. En effet, en tant que mécanicien-électricien puis ingénieur de gestion spécialiste en électricité, on peut se demander quel est le lien avec le monde celtique !

En réalité, ma première participation à une manifestation celtique, en 2008, aux « Mystères de l’UNIL » était relativement inopinée. Elle m’a toutefois fait découvrir quelques-uns des différents aspects qui m’ont motivé et me motivent toujours à poursuivre l’aventure.

Depuis ce premier contact, j’ai été actif au sein de l’association Cladio à Lausanne avant de fonder l’association Viviskes à Vevey avec un groupe de personnes issu de l’entité lausannoise. D’abord trésorier pour les débuts, puis coordinateur des « Celtiques de Vivisco », et enfin président depuis fin 2013, j’ai été impliqué de manière continue dans la gestion de cette association. La motivation nécessaire à cette implication ne s’est pas érodée avec le temps grâce à la dynamique incroyable que génère ce groupe et les rencontres formidables que j’ai pu y vivre.

D’aucuns pourraient s’étonner que le président d’une association de reconstitution historique ne soit pas actif dans les milieux archéologiques ou historiques. Cependant, je pense que dans le monde associatif, la première difficulté est de trouver les bonnes volontés et la seconde de les fédérer et de les organiser.

C’est en effet un challenge permanent que de gérer le paradoxe d’assurer des prestations de qualités avec des bénévoles aux disponibilités et à l’expérience très variables.

Au-delà de l’aspect administratif et humain, je trouve mon compte dans l’aspect sportif ainsi que dans les heures et les heures de travail que nécessitent la fabrication du matériel, des vêtements et autres. Ces activités me permettent de sortir la tête de mon travail tout en gardant une activité créative, dynamique et motivante."

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So FAAR away ! : Entraînement intertroupes en forêt

Publié le par Florian M.

So FAAR away ! : Entraînement intertroupes en forêt

Au milieu de la tourmente des animations de l’été, les Celtes de Viviskes et leurs adversaires préférés d’Ardor Lvporvm ont pris le week-end du 5 juillet pour s’entraîner sans public lors des entraînements bisannuels de la FAAR.

La Fédération des Armées Antiques Romandes, créée il y a deux ans, rassemble des reconstituteurs de toute la Romandie dans une structure qui permet de combattre avec les mêmes règles partout. Après quelques temps d’existence, on constate une plus grande fluidité durant nos représentations et moins de tensions liées à l’interprétation des règles que par le passé. Il avait donc été décidé qu’un entraînement FAAR serait organisé deux fois par années, par une association différente. Les Romains d’Ardor se sont attelés à cette édition avec beaucoup d’entrain ! Le résultat ? Un week-end sympathique qui nous a permis de nous retrouver dans une forêt vaudoise et d’entraîner des techniques de guérilla sylvestre !

Bien que nous n’ayons été qu’une poignée, cette rencontre a notamment été une très bonne occasion d’entraîner des éléments tels que la communication, la mobilité et la gestion des rythmes de combat. En effet, nos Celtes étaient légèrement protégés et, face à la muraille de bois et d’acier romaine, il a fallu totalement exploiter la mobilité et la maîtrise des taillis de nos combattants. Après les combats, nous nous sommes retrouvés autour d’un verre de vin (latin, comme il se doit), en faisant le bilan de cette journée d’entraînement.

On espère bien sûr mobiliser plus de combattants lors de la prochaine édition pour pouvoir tester nos stratégies à une plus grande échelle. Car ces entraînements sont l’occasion de combattre dans des terrains accidentés et broussailleux que l’on retrouve très rarement en manifestation !

Photo bonus: Les Celtes de Viviskes s'essayant à l'armement romain! Conclusion: on est quand même mieux en braies !!!

So FAAR away ! : Entraînement intertroupes en forêt

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La Teuta au marché!

Publié le par Florian M.

La Teuta au marché!

Et c'est un autre week-end riche en émotions qui s'achève pour Viviskes! Ce samedi 12 juillet, nous sommes restés près de chez nous en allant animer les 45èmes Marchés folkloriques de Vevey. Entre les orchestres et les étals, ça nous a fait très plaisir de pouvoir installer une petite lice et notre stand habituel à côté de la célèbre Grenette de Vevey.

Malgré la pluie torrentielle à certains moments de la journée, nous avons pu faire de nombreuses rencontres enrichissantes et de spectaculaires combats. Pour l'occasion, nous avons encore une fois pu collaborer avec les Romains d'Ardor Lvporvum dont la compagnie se révèle toujours très agréable et génératrice de mémorables duels !!

Dans les moments mémorables de ce samedi, nous avons eu la visite d'une fratrie fêtant un enterrement de vie de garçon, de nombreux curieux étrangers qui nous ont permis de tester nos présentations en anglais et un défilé improvisé au milieu des stands!

Bref, c'était une agréable manière de commencer le week-end que de pouvoir être présent aux Marchés dans nos costumes et de rencontrer les Veveysans pour partager notre passion avec eux!

Encore merci à Jean-Louis Bolomey et à toute la Société de Développement de Vevey pour l'organisation et l'accueil chaleureux malgré le temps ! On leur souhaite une bonne continuation et on se réjouit de les retrouver l'année prochaine !

La Teuta au marché!
La Teuta au marché!La Teuta au marché!
La Teuta au marché!La Teuta au marché!

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