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D'Octodure à Vufflens

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D'Octodure à Vufflens

De l’arène d’Octodure au village de Vufflens, les guerriers de Viviskes ont envahi les champs…

Bien que cela commence comme une chanson, cela bien été la réalité de notre troupe au cours de ces deux week-ends riches en émotions. En effet, le 21 et 22 mai se tenaient à Octodure (le nom antique de Martigny) les fêtes du forum et Viviskes, en tant qu’ennemi séculaire des légions romaines, a eu le plaisir d’y participer. Nous avons eu le plaisir d’affronter au cœur de l’amphithéâtre les légionnaires d’Ardor Luporum dans des combats qui resteront longtemps dans les mémoires.

En plus de ces combats, nous avons eu le plaisir de côtoyer des troupes venant de toute l’Europe, avec des légions d’Italie, de France et d’Allemagne, et également des gladiateurs de France. C’est avec eux que nous avons pu défiler dans les rues le dimanche matin pour y réveiller le souvenir de la bataille d’Octodure, qui vit les peuples des Alpes vaincre une légion de César en 57 av. J.-C!

Avec juste le temps de reprendre notre souffle après ce week-end des plus agréables, une délégation de nos guerriers s’est rendu le samedi 28 mai aux portes ouvertes de la fouille de Vufflens-la-Ville. Nous avons pu donc présenter au public à quoi ressemblait un habitant de cette ville du second âge du fer en chair et en armes. Nous avons pu ainsi montrer comment une fibule se portait et faire rugir notre carnyx pour réchauffer le cœur des guerriers reposant dans la nécropole non loin.

La journée s’est terminée par le défournement du four tenu par Pierre-Alain Capt, et nous avons pu sortir de la chambre de cuisson des gobelets qui serviront à contenir l’hydromel pour les prochains festins.

Photos: J. Schellhammer, J. Demotz, Legio VIII Augusta

D'Octodure à Vufflens
D'Octodure à Vufflens
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D'Octodure à Vufflens
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Retour sur les Journées Vaudoises de l'Archéologie

Publié le par Joël Demotz

Journées Vaudoises de l'Archéologie

Les 23 et 24 avril 2016 ce sont tenues les Journées Vaudoises de l'Archéologie 2016. Viviskes et son célèbre carnyx ont donc eu le plaisir d’occuper une partie de l’affiche!

Malgré la pluie, le public a été au rendez-vous et de nombreux visiteurs, ou simplement passants traversant la place de la Riponne, ont pu entendre le rugissement de notre trompe de guerre, et admirer les costumes et les armes de nos guerriers. Les plus courageux ont également pu s'essayer à l'art du combat celte sous les yeux avertis des membres de l’association.

Ces journées ont été l'occasion de présenter au public lausannois une vision vivante des guerriers gaulois tout en venant compléter l'exposition présentée dans les vitrines du musée. Nous avons ainsi pu présenter comment une lance rouillée peut devenir une arme redoutable une fois restituée et maniée de main experte.

Ces journées ont été également l'occasion de retrouver de nombreuses têtes connues après la longue pause hivernale. Parmi celles-ci, il convient de citer Jean-Marie Corona, qui a pu voir une fois de plus comment le carnyx qu'il a créé est manié par les mains de guerriers gaulois, Pierre-Alain Capt, qui a pu se réjouir de tous les banquets prévus qui nécessiteront ses talents de potiers, et Serge et Marquita Volken, chez qui nous prenons conseils pour tout ce qui concerne la calcéologie. Saluons également les brasseurs des Meduobranes, dont la curma a réchauffé nos cœurs sous la pluie.

Ces journées ont été également l'occasion de travailler avec le nouveau directeur du Musée Cantonale d'Archéologie et d'Histoire, Lionel Pernet, et nous espérons que ce n'est que le début de nombreuses collaborations!

Nous nous réjouissons de vous retrouver lors des fêtes de forum de Martigny et nous vous y attendons de pied ferme!

Photos: Marie Feihl

Retour sur les Journées Vaudoises de l'Archéologie
Retour sur les Journées Vaudoises de l'Archéologie
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Teinture naturelle

Publié le par Laurène & Matthieu

Pour bien appréhender le costume celte, il est intéressant d’en expérimenter le maximum d’aspects, comme la teinture naturelle. Nous nous sommes essayés à deux procédés différents, par macération et cuisson simple. Cette recette est applicable à de la laine, le lin nécessitant un autre procédé.

 

Pour que la couleur reste sur la fibre, elle doit être préalablement mordancée. Pour ce faire, nous avons employé du sel d’alun (alun de potasse) et de la crème de tartre qui s’achètent tous deux en droguerie. Si cette technique est attestée pour la période médiévale, elle ne l’est pas, à notre connaissance, pour la Tène finale.

Dosages pour 500 grammes de laine :

  • 130 g. de sel d’alun
  • 30 g. de crème de tartre

Il faut tout d’abord mélanger l’alun et le tartre dans une dose d’eau suffisante pour couvrir la laine. Lorsque l’eau est tiède, il est temps d’ajouter les écheveaux. Laisser frémir pendant une heure tout en remuant fréquemment pour que la fibre s’imprègne uniformément. Après cela, il faut laisser refroidir le bain avant de sortir la laine et étendre les écheveaux pour qu’ils sèchent.

 

Maintenant que les fils sont mordancés, il est temps de passer à la teinture à proprement parler. Nous avons choisi deux plantes faciles à trouver et garantissant un bon résultat : l’écorce de racine de garance et les pelures d’oignons. Dans les deux cas, il faut le même poids de plante que de fibre à teindre.

 

Teinture à la garance :

Cette teinture nécessite de faire macérer l’écorce durant cinq jours dans l’eau qui servira à la teinture. La quantité d’eau doit pouvoir recouvrir la laine. Il faut noter que le procédé dégage une forte odeur et qu’il est conseillé de laisser le contenant dans une pièce aérée.

Après les cinq jours, la garance macérée et son eau doivent être portées à ébullition durant une heure. Ensuite, laisser tiédir le tout et retirer autant que possible les morceaux d’écorce afin d’éviter les tâches sur la laine. Quand le bain est tiède, humidifier la laine avant de plonger celle-ci dans le bain. Porter à nouveau à ébullition durant une heure, remuer fréquemment pour que la fibre s’imprègne uniformément. Laisser refroidir et étendre les écheveaux essorés après les avoir rincés.

 

Teinture à l’oignon :

Contrairement à la garance, les pelures d’oignons n’ont pas besoin d’être préparées à l’avance. Plonger les pelures dans une quantité d’eau suffisante pour recouvrir la laine et porter à ébullition pendant une heure. Laisser tiédir le tout et retirer autant que possible l’oignon afin d’éviter les tâches sur la laine. Quand le bain est tiède, humidifier la laine avant de plonger celle-ci dans le bain. Porter à nouveau à ébullition durant une heure, remuer fréquemment pour que la fibre s’imprègne uniformément. Laisser refroidir et étendre les écheveaux essorés après les avoir rincés.

 

L’intensité des couleurs peut varié en fonction de la quantité de produit tinctorial. Un dosage faible donnera des couleurs plus pâles. Voici les résultats que nous avons obtenus

Bain de teinture à l'oignon

Bain de teinture à l'oignon

Bain de teinture à la garance

Bain de teinture à la garance

Echevaux teints à l'oignon et vierges

Echevaux teints à l'oignon et vierges

Echevaux teints à la garance et vierges

Echevaux teints à la garance et vierges

Référence:

- Cardon Dominique, Pratique de la teinture végétale, Éditions Fleurus, 1978

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Avent Celte

Publié le par Laurène G.

Avent Celte
Avent Celte
Avent Celte
Avent Celte
Avent Celte

Laur

Dans la capitale valaisanne, sous un soleil resplendissant, on a pu distinguer samedi passé, au milieu des encouragements de la 47ème édition de la course Titzé de Noël, les cris enthousiastes des enfants s’étripant joyeusement dans la lice posée là par Viviskes. Alors que le temps était à la froidure, une poignée de braves s’est aventurée dans les Alpes pour animer cet événement.

Entre deux vins chauds, le public a pu enrichir ses connaissances sur les Celtes, s’essayer au combat et trembler devant les échanges musclés de nos guerriers aguerris. Le son de la corne encourageait les coureurs qui ont, de tout âge, donné leur maximum.

Le dimanche c’est chez Pierre-Alain-Capt, archéo-céramiste, que s’est rendue une délégation à l’occasion d’une exposition de l’artisan. C’est enrichis de nouvelles notions de poteries et de quelques nouvelles pièces que chacun est reparti le cœur joyeux.

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L'Arc d'Orange: les armes gauloises figées dans la pierre

Publié le par J. Demotz

L'Arc d'Orange: les armes gauloises figées dans la pierre

Sur la longue route entre nos terres et Marseille, en descendant le Rhône, se trouve une petite ville, nommée Orange. A notre époque, cette ville n'est rien de plus qu'une cité du Sud de la France, guère plus grande que notre ville de Vevey.

Mais cette ville repose sur des fondations lui conférant une aura allant bien au-delà de sa taille actuelle. Si l'on remonte quelque peu dans le temps, au XIIème siècle apr. J.-C., elle est le siège d'une principauté, battant monnaie et jouant un rôle important dans la politique européenne du temps. Une chanson consacrée au Prince d'Orange s'entend encore de nos jours autour des feux de camps. Mais ce ne sont ni le sujet ni la période qui nous intéressent. Il faut remonter encore plus en arrière dans le temps.

En 35 av. J.-C., la ville, qui sera nommée Arausio, est fondée sur le territoire des Tricastins par des vétérans d'une légion gauloise. L'histoire ne manque pas d'humour, car c'est dans les environs que s'est déroulée l'une des batailles les plus meurtrières pour les légions, la fameuse bataille d'Orange opposant les Cimbres, les Teutons et les Tigurins à la République, avec 80'000 pertes romaines. Mais cette bataille, s'il s'agit effectivement d'un sujet passionnant, n'est pas non plus le point central de cet article.

Il s'agit de l'un des deux grands monuments antiques de la ville: l'arc de triomphe d'Orange, l'autre étant le théâtre. Celui-ci a été édifié entre 20 et 25 apr. J.-C. et est l'un des arcs les mieux conservés de France, bien qu'il ait subi des restaurations au cours du XIXème.

Cet arc mesure environ 20 m de long, pour 8 de large et 20 de haut. Il comporte trois baies et a été monté à sec, les blocs étant reliés par des crampons en fer et en plomb. Selon les dédicaces retrouvées sur celui-ci, il a été élevé sous l'empereur Tibère en l'honneur de Germanicus, fils adoptif de celui-ci et décédé peu de temps auparavant.

Ce qui nous intéresse principalement dans cet arc sont les nombreux reliefs gravés sur les différents panneaux des quatre faces. En effet, il a été édifié en commémoration des victoires sur les peuples du Nord, donc sur des gaulois, et va donc être une source iconographique de premier plan pour des chercheurs s'intéressant à l'armement celtique: un excellent complément aux sources archéologiques.

La grande frise de la face Sud est très intéressante: on peut y observer une mêlée opposant des cavaliers romains à des guerriers gaulois. Il est possible d'observer que ceux-ci sont conforme à l'image que les auteurs antiques véhiculent: grands, barbus, allant au combat vêtus uniquement de capes et de leurs armes et désordonnés. Les romains sont eux mieux armés: vêtus de cottes de mailles, et tous portant un casque. On peut observer la très grande ressemblance des casques des deux types de guerriers.

La représentation des boucliers est intéressante, car les gaulois sont équipés avec deux types différents: des boucliers à spina, plus anciens et présents dès les premiers âges de La Tène, mais aussi avec des boucliers à umbos ronds, d'inspiration germanique qui ne se généralisent que durant la fin de La Tène, avec la guerre des Gaules. On voit donc que c'est bien une évolution progressive et que même à cette époque tardive les boucliers à spina ne sont pas abandonnés.

Sur le petit côté Ouest de la face Sud un entassement des armes des vaincus, principalement des boucliers, attire l'attention. On y distingue trois carnyx, ainsi que des fagots de lances et d'épée et des enseignes. Ce relief est très précieux, car il donne une image des décorations des boucliers. En effet, la peinture ne se conservant pas, il est impossible d'en retrouver via l'archéologie. S'il est possible de s'inspirer d'images issues des monnaies ou de la céramique, ce relief donne une image bien plus pertinente de la décoration des boucliers.

Sur la face Nord, il est possible de distinguer des noms inscrits sur des boucliers. Véritable coutume gauloise? Noms de sculpteurs? Nom du légionnaire ayant vaincu un puissant guerrier? Très difficile de trancher. Néanmoins, ces boucliers sont une source d'inspiration pour nous autres reconstituteurs quand vient le temps de peindre nos boucliers.

Bien qu'une fois de plus il faille passer à travers le filtre romain pour accéder aux informations sur les guerriers gaulois, ce type de source est tout à fait précieux, car il s'agit d'un témoignage très proche tant géographiquement que temporellement. Un monument à ne pas rater en cas de balade dans la région donc!

Photos:

J. Demotz et Wikipédia

L'Arc d'Orange: les armes gauloises figées dans la pierre
L'Arc d'Orange: les armes gauloises figées dans la pierre
L'Arc d'Orange: les armes gauloises figées dans la pierre
L'Arc d'Orange: les armes gauloises figées dans la pierre
L'Arc d'Orange: les armes gauloises figées dans la pierre
L'Arc d'Orange: les armes gauloises figées dans la pierre

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Parole de reconstituteur 5

Publié le par Matthieu Resin

Parole de reconstituteur 5

Par Matthieu Resin, co-responsable matériel de la Teuta Viviskes

Grâce à la musique cela fait déjà quelques années que je baigne dans un univers celtique, avec son lot de fééries et de fantasmes que l’imagination des bardes modernes entretient et développe. Lors de mes études, que ce soit au collège ou au gymnase, on a toujours marqué une frontière entre les Gaulois, décrits comme des sauvages sans éducation, et les Romains porteurs de la civilisation et de la culture. Pourtant, lors de festivals tels que Corbeyrier ou La Tène, j'ai rencontré Viviskes, et Cladio auparavant qui avaient des propos très différents.

Il aura fallu les « Celtiques de Vivisco », festival organisé par l’association en été 2013, pour cerner ce que représentait ce groupe de jeunes motivés.

Pour être honnête, après avoir vécu le week-end avec eux, ce sont tout d’abord les membres qui m’ont motivé à entrer dans cette aventure. Une équipe fort joviale qui en dehors de la reconstitution partageait un intérêt pour la musique trad et dégageait une bonne ambiance. Par après, à force de participer régulièrement aux entraînements et d’écouter « ceux qui savent », les Celtes sont devenus beaucoup moins sauvages et rustres. C’est même un peuple très raffiné qui m’est apparu lorsqu’est venue l’étape du costume ! Cette étape est d’ailleurs la plus importante que j’ai vécue au sein de Viviskes, et à mon sens c’est ce qui fait le reconstituteur. Malgré toutes les connaissances que l’on puisse posséder, faire un costume et le porter en dépassant l’idée de simple déguisement pour qu’il devienne un habit « civil » l’espace d’une manifestation est, me semble-t-il, la seule étape pour entrer en reconstitution. Le reste, que ce soit les connaissances historiques, artisanales ou, dans le cadre de Viviskes, martiales suivra obligatoirement.

Après bientôt deux ans à évoluer dans l’association, la civilisation des Celtes possède un tout autre visage que celui que j'avais d'abord connu. Force est d’avouer que les circonstances m’ont heureusement orienté. Cette approche moins académique de notre passé m'a permis un apprentissage concret et sensé quand les sources écrites sont malheureusement rares ou proviennent d’auteurs étrangers. C’est l’occasion de créer le témoignage de ceux qui vivaient autrefois dans nos régions et dans les pays voisins!

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Alba Gallica, quand la Teuta Viviskes descend en Gaule Cisalpine !

Publié le par Artotragos

Alba Gallica, quand la Teuta Viviskes descend en Gaule Cisalpine !

Du 18 au 20 septembre 2015, une dizaine de membres de Viviskes ont franchi les Alpes pour participer à un grand rassemblement de reconstituteurs celtes en Italie du Nord : Alba Gallica !

Il fait déjà nuit lorsque nos trois voitures se faufilent en haut d’un chemin de gravier. Lorsque nous descendons, plus ou moins fatigués par la route, nous voyons quelques silhouettes rassemblées autour d’un brasero. Immédiatement l’une d’entre elles s’en détache et s’approche : « Magetos avos Viviskes ! Benvenuti ». Au loin on distingue quelques tentes de lin tandis que juste à côté se dessine l’imposante masse d’une maison de bois reconstituée d’après les trouvailles du lieu.

Nous voici à Valdieri, invités pour un week-end de célébrations par le groupe de reconstitution celtique nord-italien des Taurinis.

A Alba Gallica, « l’aube gauloise », plusieurs groupes de reconstitution celte ont répondu à l’appel des Taurinis, Lingones, Torc Na Moire, Torkoi et Viviskes, pour n’en citer que quelques-uns.

Rassemblés dans un camp, ouvert mais non destiné au public, nous en profitons pour échanger techniques, conseils, gobelets d’hydromel et assauts furieux avec nos camarades et ce dans toutes les langues possibles et imaginables. Nous constatons que notre tumultus gallicus, ce cri de guerre avant la charge, reste toujours aussi impressionnant, d’autant plus qu’il s’accompagne maintenant de la sonnerie lugubre de notre magnifique carnyx !

Ces trois jours sont aussi l’occasion d’assister à quelques rites et cérémonies des Taurinis, qui tentent de reconstituer fidèlement l’esprit des cérémonies qui auraient pu avoir lieu à cette époque. Même si au final, il est difficile de savoir exactement quelles formes prenait la religiosité celtique, nous avons été très intéressés par la manière dont nos hôtes vivent leur passion pour l’époque celtique et nous l’ont faite partager.

Le dimanche, l’Alba Gallica se termine par un tournoi qui donne du fil à retordre à nos guerriers. Nous finissons cependant par arracher la victoire et nos adversaires, beaux joueurs, nous offrent pour l’occasion un énorme galon tissé pour l’occasion qui vient orner notre enseigne.

Nous repartons chargés de cadeaux somptueux, l’estomac lourd des festins et le cœur léger de s’être fait autant d’amis de l’autre côté des Alpes. Nos hôtes nous l’avaient dit, l’Histoire nous l’avait appris ; les Alpes ne sont pas une barrière, c’est un trait d’union entre les cultures et les civilisations !

Alba Gallica, quand la Teuta Viviskes descend en Gaule Cisalpine !
Alba Gallica, quand la Teuta Viviskes descend en Gaule Cisalpine !
Alba Gallica, quand la Teuta Viviskes descend en Gaule Cisalpine !
Alba Gallica, quand la Teuta Viviskes descend en Gaule Cisalpine !
Alba Gallica, quand la Teuta Viviskes descend en Gaule Cisalpine !

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Une promenade celte à Zoug

Publié le par J. Demotz

Une promenade celte à Zoug

Pour fêter la fin du moi de mai, une dizaine de guerriers de Viviskes ont franchi la Sarine pour se rendre à la "Grosses Keltenfest" organisée par le musée de la préhistoire de Zoug. Cette fête était une occasion pour nous de rencontrer certains camarades du monde de la reconstitution en Suisse-Alémanique.

Nous avons eu la joie de faire connaissance de la troupe celte des Nantaror, fiers guerriers et artisans, mais aussi de retrouver une tête connues en la personne de Pierre-Alain Capt. Nous avons également eu le plaisir de pouvoir participer aux démonstrations de combat, ce qui a permis de montrer nos méthodes et notre matériel au public.

Par la force des choses, nous avons même improvisé un petit stand où nous avons pu présenter nos différents travaux, que ce soit les objets réalisés par notre forgeron, mais aussi les habits et simplement notre approche de la reconstitution. Malgré la barrière de la langue, nous avons pu nous faire comprendre et passer un excellent moment tant avec les visiteurs que les artisans et membres de la troupe des Nantaror.

Cette expédition s'est donc révélée être un succès sous tout les plans et c'est sous les applaudissements et dans une grande sonnerie de corne que nous sommes rentrés à Vevey, riches de nouveaux souvenirs et amitiés.

Site du musée: http://www.museenzug.ch/urgeschichte/

Site des Nantaror: http://www.nantaror.ch/

Pierre-Alain Capt: http://arscretariae-archeoceramique.blogspot.ch/

Presse: http://blogs.zentralplus.ch/de/blogs/fundstuecke/3709585/Keltenspektakel-am-Museumsfest.htm

https://www.zugerzeitung.ch/importe/fupep/neue_zz/zz_stadtzug/Auf-den-Spuren-keltischer-Lebenswelten;art128799,541155

Photos: S. Palacios

Première rencontre entre Nantaror et Viviskes

Notre ami Pierre-Alain Capt

Le stand improvisé et les difficultés de la communication en Zugtutsch

Les guerriers Nantaror en action

Duel entre Artotragos et Coslo

Une petite mêlée pour conclure la démonstration

Et une photo-souvenir de groupe

Une promenade celte à Zoug
Une promenade celte à ZougUne promenade celte à Zoug
Une promenade celte à ZougUne promenade celte à Zoug
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Des Javelines pour des Céramistes

Publié le par J. Demotz

Des Javelines pour des Céramistes

La javeline vole dans les airs, mais commence à pivoter et vient s'écraser la hampe la première dans le bouclier servant de cible.

« -Là, vous avez un peu trop tourné le poignet en lâchant la javelot. Essayez de garder le poignet bien ferme et, comme dit, visualisez bien un rail.

-Très bien, je vais réessayer ! »

Et cette fois la javeline vient heurter dans un grand choc, pointe en avant, l'umbo du bouclier...

Ce samedi 16 Mai, le congrès annuel de la SFECAG (Société française d'études de la céramique antique en Gaule) s'est tenu entre Nyon et Lausanne. Ce congrès rassemble chaque année parmi les plus éminents spécialistes de l'étude de la céramique antique et la Teuta a eu le plaisir d'être invitée par le professeur Thierry Luginbühl à participer aux animations de l'après midi. Trois de nos guerriers ont donc pu faire découvrir à ces brillants chercheurs l'art du tir à la javeline. Si les débuts ont parfois été quelque peu laborieux, après quelques explications les tirs ont commencé à faire mouche sous les applaudissements des spectateurs. La preuve que l'on peut être tout aussi doué dans l'étude de la sigillée gallo-romaine que dans le lancer du javelot.

En plus de cette initiation, les participants ont pu assister à quelques duels entre guerriers, et découvrir de visu pourquoi le bouclier gaulois est considéré comme une arme tout autant offensive que défensive. En plus de ces duels, quelques explications ont été données sur notre méthode de travail, avec les limites entre la sécurité personnelle et la volonté d'aller chercher une authenticité la plus poussée possible.

Cet événement a été l'occasion de pouvoir faire découvrir un côté pratique de l'antiquité à de nombreux étudiants et professeurs et ça a été un véritable plaisir que de pouvoir côtoyer pour la première fois les Meduobranes, jeune association qui s'inscrit dans la lignée de l'association Cladio fondée par le professeur Luginbühl et dont Cindy Vaucher a repris les rênes. Nous nous réjouissons déjà de collaborations futures avec leurs membres.

Une fois l'animation terminée nous avons eu le plaisir d'être invités à un lieu que nous connaissons bien : le musée romain de Vidy. Là nous avons pu continuer d'échanger avec les différents participants au congrès. Une plaisante soirée pour conclure un après-midi des plus intéressants !

Pour plus d'information sur la Sfécag: http://sfecag.free.fr/

Remerciements spéciaux à Thierry Luginbühl pour son invitation.

Des Javelines pour des Céramistes
Des Javelines pour des Céramistes
Des Javelines pour des Céramistes
Des Javelines pour des Céramistes
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La Saga des Helvètes, partie 5

Publié le par J. Demotz

La Saga des Helvètes, partie 5

Aventicum, 43 apr. J.-C., seconde année de règne de l’empereur Claude.

"-Cette potée est vraiment un délice pour mes vieilles papilles! Tu as donc bien mérité la suite de l'histoire. J'en étais où déjà?

-Les grands sacrifices avant le départ de Divico! Tu m'as fait attendre, allez conte moi la suite!

-Très bien, très bien.

Mais avant, il faut que tu saches un peu plus sur ces Tigurins. Comme tu le sais, même si nous sommes maintenant tous sous la domination de Rome, ces territoires, sur le Plateau, étaient déjà organisé autour d’un peuple. Ces gens étaient renommés pour plusieurs choses. La première était leur puissance dans la guerre: ils menaçaient leurs voisins et étaient endurcis par le contact avec les Germains vivant au Nord. A force de les combattre, ils avaient aussi beaucoup de richesses! Tu l’avais bien compris, je parle de nos pères, les Helvètes.

-Je ne suis pas bête grand-père...

-Parfait! Tu savais donc déjà que ceux-ci, même si ils étaient unis en une seule grande tribu, étaient répartis en quatre cantons, chacun étant indépendant des autres, même s’ils étaient appelés Helvètes par les autres. Malheureusement, je ne me souviens que de celui qui a le plus marqué notre histoire: les Tigurins. On ne sait pas exactement dans quelle partie de la plaine ils vivaient, mais bon, sans doute pas très loin d'ici si le mont sacré n'était pas très loin. *

Divico, dont je parlais à l'instant, était le jeune chef du canton des Tigurins. Il a donc suivi les Cimbres et les Teutons vers le sud de la Gaule, et a commencé à faire du butin (env. 110 av. J.-C.). Après 4 ans, il s'est retrouvé dans la région de Tolosa, sur le territoire des Volques Tectosages (région de Toulouse). Ici, il a aidé le peuple qui avait décidé de se rebeller contre Rome. En apprenant ces nouvelles, ainsi que la menace des peuples germaniques, Rome a envoyé une armée pour battre les Tigurins. Mais Divico était un malin, il n'a pas combattu les Romains tout de suite. Car tu sais, les Tigurins n'étaient pas très nombreux, comparés aux autres peuples, je pense qu'il devait y avoir environ 45'000 personnes, pour environ 15'000 guerriers. Et Rome a envoyé une armée consulaire entière, ce qui donne deux légions, donc 9'000 soldats! Et, de plus, ces légionnaires sont de sacrés combattants!

Divico a donc choisi la retraite vers le Nord, mais c'était une ruse. Dans la région d'Aginium (Agen), il a tendu une grande embuscade au consul et a attaqué! Une grande victoire de nos pères! Ils ont tués le consul lui-même, L. Cassius, ainsi que l'un des deux légats de la légion, Lucius Pison. C'était le père du beau-père de César! Celui-ci en a gardé une grande rancune qui a suivi longtemps. Et après cette victoire, Divico a pris la moitié de tout l'or de l'armée romaine et a fait passer sous le joug tous les survivants! Une grande victoire pour notre peuple! (107 av. J.-C.)

Et encore mieux, peu de temps après, ils ont rejoint les Cimbres et les Teutons et ont affronté une énorme armée romaine! 80'000 légionnaires et 40'000 auxiliaires, contre environ 200'000 guerriers. Quand je te disais que les Tigurins n'étaient pas très nombreux. Et la victoire a été totale! Les légions ont été balayées, sans doute une des plus grandes défaites romaines! (105 av. J.-C.)

Malheureusement, après cette grande victoire, les choses se sont compliquées. Les Teutons et les Cimbres sont partis en Ibérie faire du butin, et Rome a pu rappeler un général d'Afrique, Marius, sans doute le meilleur général de cette période. Ce général était un ancêtre de celui qui nous a vaincu, César. Son nom était Marius. Celui-ci a pu reconstituer une armée et a pu d'abord combattre les Teutons à Aquae Sextiae (Aix-en Provence), qu'il a anéantis. (102 av. J.-C.) Puis, environ un an après, il a enfin combattu les Cimbres. La bataille a été féroce, mais Marius a réussi à vaincre les guerriers et à la fin ce sont les femmes des Cimbres qui ont combattu les légionnaires alors que les guerriers fuyaient, préférant la mort que l'esclavage! Ne rigole pas, des vraies louves. J'ai eu d'ailleurs une aventure avec une Germaine une fois, mais je te raconterai ça quand tu seras plus âgé.

Et les Tigurins dans tout ça? Je t'ai dit que Divico était un malin, il a pu sauver son peuple en repassant les Alpes et s'est réinstallé dans la région. Ce n'est pas très glorieux, mais malin! Les Tigurins avaient donc fait beaucoup de butin et de gloire et ils impressionnaient tous les peuples voisins.

Et la suite? Je vais te la raconter tout de suite, mais ce sont des épopées tragiques. Tu es prêt?

-Oh oui!

Alors..."

*Voire la saga des Helvètes 4.

Note: Pour plus de précisions sur les peuples germaniques, voir l'article Celtes et Germains, les mêmes barbares?

KAENEL G., L'an -58, les Hélvètes, Archéologie d'un peuple celte. Grandes dates, Lausanne, 2012

GUYONVARC'H C.-J., LE ROUX F., La civilisation celtique, Payot, 2001

JULES CESAR, La guerre des Gaules, Flammarion, Paris, 1964

CARRON N., BOURQUI Y., DEMOTZ J., Batailles des guerres cimbriques: répertoire de sources. Séminaire de recherche dirigé par LUGINBÜHL T. Université de Lausanne, 2014

Images:

Carte de la migration des Cimbres et Teutons. Wikipédia.

Hypothèse de restitution du déroulement de la bataille d'Agen. J. Demotz

Buste du général Marius. Wikipédia

Tableau représentant le passage des Romains sous le joug après la bataille d'Agen.

La Saga des Helvètes, partie 5
La Saga des Helvètes, partie 5
La Saga des Helvètes, partie 5
La Saga des Helvètes, partie 5
La Saga des Helvètes, partie 5

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